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Histoire

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Rubrique : La ville

Le livret virtuel "km 106" sur l'histoire de Portes-lès-Valence, édité en 1958

Le livret virtuel "Portes d'hier à aujourd'hui" sur l'histoire de Portes-lès-Valence, édité en 1991

Sommaire :

  • En résumé
  • La préhistoire
  • L'époque antique
  • Le moyen-âge
  • La révolution française
  • Au XIXème siècle
  • Naissance de Portes-lès-Valence
  • La 2ème guerre mondiale
  • La reconstruction
  • Le développement
  • Les mutations économiques
  • En résumé

    L'histoire et la vie actuelle de Portes-lès-Valence sont indissociables de sa situation sur l'une des routes méridiennes les,plus fréquentées du continent européen.

    Le Rhône, toujours redouté pour ses crues (comme en 1812, 1840, 1856 ou 1993) a été pendant des siècles l'axe principal de circulation, malgré les difficultés de la "remonte". Aujourd'hui corseté, sinon dompté, il ne joue pas encore, en attendant la future liaison Rhin-Rhône, la fonction économique escomptée.

    La voie terrestre, tracée dès la préhistoire, aménagée par les Romains, reconstruite au 18e siècle, tient aujourd'hui le premier rôle. La route, longtemps supplantée par la voie ferrée, domine désormais avec l'A 7 qui connaît des flux estivaux étonnants (plus de 60 000 véhicules par jour en été

    Le centre-ville autour de 1970
    Si elle peut apparaitre aujourd'hui comme une simple banlieue de Valence, Portes possède pourtant des caractères spécifiques très marqués. Issue d'une modeste commune à vocation entièrement agricole, Fiancey, elle a connu une extraordinaire expansion liée à la présence d'un complexe ferroviaire parmi les plus importants du sud-est de la France. Et plus récemment, elle a réussi avec bonheur sa reconversion en ville industrielle, sans renoncer pour autant, mais en la modernisant, à sa fonction traditionnelle de plaque-toumante pour les transports.

    (textes de M. J. N. Couriol et M. J. G. Pinède - 1993)


    Histoire détaillée

    Aux origines

    Au début de notre ère, il y'a plus de 2000 ans, bien avant l'arrivée des Romains dans notre région, un peuple indigène, les Segauvellauniens, occupaient les deux rives du Rhône entre l'Isère et l'Eyrieux. Leur capitale à la fois politique, économique et religieuse, Soïo, dominait la plaine de Portes. Ce lieu privilégié, n'est autre que le rocher de Malpas, écrasant de sa masse, l'actuel village de Soyons.

    L'époque antique

    L'époque romaine connut l'édification de 2 vastes domaines ruraux. Le territoire était alors divisé en centuries.

    A la fin du 2e siècle av. J.-C., arrivent les Romains qui font méthodiquement la conquête de la vallée du Rhône jusqu'au Leman. Les Allobroges et les Arvernes sont vaincus par le consul Fabius Maximus au nord de Valence, en 121 av. J.-C.
    En 103 av. J.-C., Marius s'installe dans la région pour surveiller les mouvements de nouveaux envahisseurs, les Cimbres et les Teutons, qu'il écrase l'année suivante près d'Aix-en-Provence. Les deux camps romains localisés sur le plateau de Lautagne sont sans doute en rapport avec ces événements.

    Siècles obscurs et Moyen-âge

    Du bas empire romain au début du deuxième millénaire, le quartier Vidalon continue à être habité. Une petite butte située à l’ouest de la villa gallo-romaine a livré des vestiges d’habitat et de nombreux tessons de céramique médiévale grise, décorée à la molette.

    Après la révolution

    A la Révolution, Fiancey qui s'étendait à l'Est de la Nationale 7, entre Valence et Étoile devient une municipalité, appartenant au canton d'Etoile, mais la réorganisation de l'an VIII en fit une commune de Valence dont le chef-lieu était Portes et se situait entre l'actuelle place de la République et la rue Voltaire.

    Au XIXe siècle

    La "maison communale" est la première école créée dans le village. le trafic sur la Nationale 7 déjà s'intensifiait (on comptait pour l'année 1830 : 44650 voitures au Pont de l'Isère, tirées par 95606 bêtes de trait) pendant que les premières charrettes d'outillages arrivaient à Portes (26 juin 1852) pour le début des travaux de la voie ferrée. Portes-lès-Valence était surtout un pays agricole. On y cultivait le seigle, le blé, l'avoine, l'orge et la betterave. On y élevait également le ver à soie.

    Naissance de la commune de Portes-lès-Valence

    Fiancey était une commune agricole. Portes allait devenir l'archétype de la commune cheminots.
    Dès 1877 circulent des pétitions demandant le rattachement complet de Portes à Fiancey. Elles sont signées par des habitants d'Etoile et de Valence qui se plaignent de l'éloignement de leurs chefs-lieux et des désagréments que leur causent ces limites communales aberrantes. On conçoit que les élus d'Etoile soient fermement opposés à toute modification.

    1939 - 1944 : Les années de tourmente

    C'est l'importance stratégique du dépôt ferroviaire qui devait amener la commune à connaître les épreuves de la guerre.
    Lors de l'invasion allemande en 1940, la Wehrmacht n'arrive pas jusqu'à Portes : elle s'arrête sur l'Isère. Mais, le 22 juin, les voies ferrées sont bombardées et coupées, juste avant la signature de l'armistice.Tandis que s'installe le régime de Vichy, la population, abasourdie par la défaite, reste comme engourdie. Le 23 mars 1941, comme dans toutes les communes de plus de 2000 habitants, le conseil municipal élu en 1935 est remplacé par une nouvelle assemblée nommée par le préfet.
    Marcel Chauvet est maintenu au poste de maire jusqu'au 22 novembre 1941, date à laquelle, démissionnaire, il est remplacé par Maximin Dragon.

    La reconstruction

    Les mois et les années qui suivent la Libération sont marqués par la volonté de ne pas oublier. Dès le 11 novembre 1944, une stèle de marbre rappelant le sacrifice des otages est inaugurée à l'entrée nord du village.
    Le 3 juillet 1949, Yves Farge, ancien Commissaire de la République à Lyon et Claude Alphandéry, ancien Président du Comité Départemental de Libération, remettent à Portes-lès-Valence la Croix de Guerre qui vient de lui être décernée.

    Le développement

    La commune bénéficie d'une situation géographique privilégiée et d'atouts importants en matière de transports : la route : Autoroute A7, R.N.7 et C.D.7 - le rail , - le Rhône avec le port fluvial. RLa complémentarité de ces moyens de transport a permis d'envisager, de créer un centre de transports multimodale en collaboration, notamment, avec la Chambre de Commerce de la Drôme.

    Les mutations économiques

    La commune bénéficie d'une situation géographique privilégiée et d'atouts importants en matière de transports : la route : Autoroute A7, R.N.7 et C.D.7 - le rail , - le Rhône avec le port fluvial.
    La complémentarité de ces moyens de transport a permis d'envisager, de créer un centre de transports multimodale en collaboration, notamment, avec la Chambre de Commerce de la Drôme.

    Les armoiries


    Le blason témoigne de la fusion de trois commune en une seule crée en 1908. Ce blason en forme de bouclier, se lit toujours dans l'ordre suivant : le champ, les pièces ou figures, les ornements extérieurs.
    Vue de face : la dextre est la gauche du lecteur, la senestre sa droite.
    La surface (le champ) est divisé en neuf parties.
    L'Ecu est divisé en partitions engendrées par des lignes.
    Le notre coupé par une ligne oblique est dit "taillé de gueule"
    Les couleurs sont : rouge dans le dextre, bleu dans le senestre.
    Les meubles interieurs sont de couleur or.
    Iles situent bien la situation géographique de la ville.
    Axe vertical Nord Sud de la Vallée du Rhône. A la porte du Dauphiné avec une porte dans le dextre et un Dauphin dans la sestre. .
    Les ornements extérieurs : A gauche une branche de pêcher (production locales). A droite une tige de blé. A la pointe de l'Ecu : la Croix de Guerre (accordée à la ville pour sa résistance à l'ocupant Allemand). Le fanion comprend donc l'Ecu décoré aux couleurs énoncées plus haut. La grande médaille de PORTES de 81 mm de diamètre a sur son revers un ornement particulier symbolisant l'ensemble des trois grands axes : Rail-Route-Fleuve. Trois débouchés importants avec son port fluvial au carrefour Rhône-Isère.